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Études

Villes les plus pluvieuses d’Europe : notre étude de 25 villes

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Villes les plus pluvieuses d’Europe : notre étude de 25 villes

Dans notre échantillon, Glasgow est la ville où il pleut à la fois le plus souvent et en plus grande quantité. La normale 1991–2020 de Glasgow-Bishopton atteint 181,22 jours par an avec au moins 1 mm de précipitations et 1 370,23 mm par an.

Située dans l'ouest de l'Écosse, sur les rives de la Clyde, Glasgow est la plus grande ville du pays. Son climat océanique et ses précipitations fréquentes en font un point de comparaison particulièrement intéressant pour cette étude.

Ville de Glasgow sous la pluie, en Écosse
Ville de Glasgow sous la pluie, en Écosse

L’étude Umbrella Paris compare 25 villes de France, d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie et du Royaume-Uni. Vingt-deux sont classables ; Milan, Naples et Gênes ne le sont pas faute de normales mensuelles suffisantes. Elle ne prétend donc pas désigner la ville la plus pluvieuse de toute l’Europe.

Quatre résultats résument l’enquête : Glasgow domine les deux indicateurs ; Londres dépasse Paris en fréquence comme en volume aux stations retenues ; Bilbao reçoit environ 2,74 fois le cumul annuel de Madrid ; et Lyon gagne sept places lorsque l’on classe les villes par millimètres plutôt que par jours pluvieux. Cette différence de classement est précisément l’intérêt de mesurer séparément fréquence et quantité.

Quelle ville arrive en tête de notre étude ?

Glasgow occupe le premier rang des deux classements parmi les villes étudiées. Manchester suit pour la fréquence avec 170,75 jours pluvieux par an, tandis que Cardiff prend la deuxième place pour le volume avec 1 203,28 mm. Manchester arrive troisième sur ce second indicateur avec 1 197,22 mm.

Les données britanniques sont des normales officielles publiées par le Met Office. Les 20 autres stations reposent sur un calcul homogène réalisé à partir des précipitations quotidiennes ECA&D. Cette différence de provenance n’empêche pas la comparaison, mais elle interdit de présenter toutes les valeurs comme issues d’un protocole de recalcul strictement identique.

Les résultats clés

25 villes étudiées dans 5 pays européens, dont 22 classables. Deux indicateurs : le nombre de jours avec au moins 1 mm de pluie et le cumul annuel des précipitations.

Glasgow · 1ère des deux classements

181,22

jours pluvieux moyens par an

1 370,23 mm de précipitations par an

Londres comparée à Paris

+14,98

jours pluvieux par an à Heathrow par rapport à Orly

+183,88 mm de précipitations par an

Bilbao comparée à Madrid

2,74 fois

le cumul annuel de précipitations de Madrid

1 145,73 mm contre 418,41 mm par an

Lyon · Deux classements différents

+7 places

en passant de la fréquence au cumul

14e en jours pluvieux · 7e en millimètres

Résultats limités aux 22 villes classables de l'échantillon. Normales climatiques 1991–2020. Sources : ECA&D et Met Office ; calculs Umbrella Paris pour ECA&D.

Classement des villes les plus pluvieuses étudiées

Le rang principal ci-dessous est déterminé par le nombre moyen de jours annuels avec au moins 1 mm de précipitations. Les millimètres annuels sont indiqués comme information complémentaire. Les classements utilisent les valeurs annuelles disponibles à deux décimales.

Classement par fréquence des jours pluvieux parmi 22 villes classables, normales 1991–2020
RangVillePaysJours pluvieux moyens par anPrécipitations annuelles moyennes (mm)
1GlasgowRoyaume-Uni181,221 370,23
2ManchesterRoyaume-Uni170,751 197,22
3CardiffRoyaume-Uni153,391 203,28
4ÉdimbourgRoyaume-Uni137,43784,29
5CologneAllemagne130,51794,88
6MunichAllemagne129,83947,14
7HambourgAllemagne128,94767,03
8LilleFrance126,23740,04
9LondresRoyaume-Uni123,54806,06
10BilbaoEspagne123,071 145,73
11BordeauxFrance122,54924,89
12FrancfortAllemagne110,35642,31
13ParisFrance108,56622,18
14LyonFrance104,06862,49
15BerlinAllemagne103,76567,11
16BologneItalie77,36776,81
17MadridEspagne58,88418,41
18RomeItalie57,49523,00
19BarceloneEspagne53,81564,21
20MarseilleFrance53,49532,11
21SévilleEspagne49,75500,23
22ValenceEspagne44,05462,57

Milan, Naples et Gênes ne figurent pas dans ce tableau : aucune de ces stations ne dispose des douze normales mensuelles requises par la méthode. Elles ne sont ni classées ni assimilées à des valeurs nulles.

Où pleut-il le plus souvent ?

Le haut du classement de fréquence est dominé par les stations britanniques : Glasgow, Manchester et Cardiff occupent les trois premières places. Édimbourg est quatrième avec 137,43 jours. Cologne, Munich et Hambourg suivent avec respectivement 130,51, 129,83 et 128,94 jours.

Londres, mesurée à Heathrow, se classe neuvième avec 123,54 jours. Paris, représentée par Orly, arrive treizième avec 108,56 jours. L’écart entre les deux stations est de 14,98 jours par an selon ces normales. Au bas du classement de fréquence, Valence compte 44,05 jours, Séville 49,75 et Marseille 53,49.

Top 10 des villes les plus souvent pluvieuses parmi les 22 classables

Top 10 parmi 22 villes classables · Normales climatiques 1991–2020

Nombre moyen de jours pluvieux par an Glasgow 181,22 ; Manchester 170,75 ; Cardiff 153,39 ; Édimbourg 137,43 ; Cologne 130,51 ; Munich 129,83 ; Hambourg 128,94 ; Lille 126,23 ; Londres 123,54 ; Bilbao 123,07 jours par an. 0 50 100 150 200 jours/an Glasgow Manchester Cardiff Édimbourg Cologne Munich Hambourg Lille Londres Bilbao 181,22 170,75 153,39 137,43 130,51 129,83 128,94 126,23 123,54 123,07

Moyenne annuelle de jours avec au moins 1 mm de précipitations. Période de référence : 1991–2020.

Unité : jours/an.
Source : ECA&D et Met Office ; calculs Umbrella Paris pour ECA&D.

Où tombe-t-il le plus de pluie ?

Le classement change lorsque l’on passe des jours pluvieux au cumul annuel. Glasgow reste première, mais Cardiff devance Manchester. Bilbao monte au quatrième rang avec 1 145,73 mm malgré une dixième place pour la fréquence. Munich, Bordeaux et Lyon complètent les sept premiers cumuls.

Classement par cumul annuel moyen des précipitations parmi 22 villes classables, normales 1991–2020
RangVillePaysPrécipitations annuelles moyennes (mm)Jours pluvieux moyens par an
1GlasgowRoyaume-Uni1 370,23181,22
2CardiffRoyaume-Uni1 203,28153,39
3ManchesterRoyaume-Uni1 197,22170,75
4BilbaoEspagne1 145,73123,07
5MunichAllemagne947,14129,83
6BordeauxFrance924,89122,54
7LyonFrance862,49104,06
8LondresRoyaume-Uni806,06123,54
9CologneAllemagne794,88130,51
10ÉdimbourgRoyaume-Uni784,29137,43
11BologneItalie776,8177,36
12HambourgAllemagne767,03128,94
13LilleFrance740,04126,23
14FrancfortAllemagne642,31110,35
15ParisFrance622,18108,56
16BerlinAllemagne567,11103,76
17BarceloneEspagne564,2153,81
18MarseilleFrance532,1153,49
19RomeItalie523,0057,49
20SévilleEspagne500,2349,75
21ValenceEspagne462,5744,05
22MadridEspagne418,4158,88

Le graphique ci-dessous présente les dix villes de l'échantillon enregistrant les cumuls annuels moyens de précipitations les plus élevés.

Top 10 des cumuls annuels de précipitations parmi les 22 villes classables

Top 10 parmi 22 villes classables · Normales climatiques 1991–2020

Précipitations annuelles moyennes des dix villes européennes les plus pluvieuses de l'étude Glasgow 1370,23 ; Cardiff 1203,28 ; Manchester 1197,22 ; Bilbao 1145,73 ; Munich 947,14 ; Bordeaux 924,89 ; Lyon 862,49 ; Londres 806,06 ; Cologne 794,88 ; Édimbourg 784,29 millimètres de précipitations par an. 0 250 500 750 1 000 1 250 1 500 mm/an Glasgow Cardiff Manchester Bilbao Munich Bordeaux Lyon Londres Cologne Édimbourg 1 370,23 1 203,28 1 197,22 1 145,73 947,14 924,89 862,49 806,06 794,88 784,29

Précipitations annuelles moyennes exprimées en mm/an. Période de référence : 1991–2020. Sources : ECA&D et Met Office ; calculs Umbrella Paris pour ECA&D. Classement établi parmi les 22 villes disposant de données comparables.

Télécharger les données de l'étude

Retrouvez les résultats de notre étude de 25 villes européennes, les normales climatiques 1991–2020 et notre méthodologie. Les PDF facilitent la lecture et la citation ; les CSV permettent d'exploiter les données.

Comment citer cette étude ?

Umbrella Paris (2026), « Villes les plus pluvieuses d'Europe : notre étude de 25 villes », normales 1991–2020, données ECA&D et Met Office, calculs et présentation Umbrella Paris, version du 1er novembre 2026. https://umbrella-paris.com/blog/villes-les-plus-pluvieuses-europe

Périmètre : 25 villes étudiées dans cinq pays, dont 22 classables. Les résultats correspondent aux normales climatiques 1991–2020, et non à des observations annuelles individuelles. Sources : ECA&D et Met Office.

Pleut-il souvent ou pleut-il beaucoup ?

Les écarts de rang illustrent la différence entre fréquence et quantité. Lyon présente le plus grand décalage : quatorzième pour les jours pluvieux, mais septième pour le cumul annuel. Bilbao passe du dixième rang en fréquence au quatrième rang en quantité. Bordeaux gagne cinq places, de la onzième à la sixième.

Le mouvement inverse apparaît à Édimbourg : quatrième pour la fréquence, mais dixième pour les millimètres. Hambourg passe de la septième à la douzième place et Lille de la huitième à la treizième. Ces stations connaissent relativement beaucoup de jours au-dessus de 1 mm sans atteindre les cumuls des premières villes du classement en quantité.

Bologne fournit un autre exemple utile : 77,36 jours pluvieux, soit le seizième rang, mais 776,81 mm, soit le onzième. À l’inverse, Madrid est dix-septième pour la fréquence et dernière des 22 villes classables pour le cumul avec 418,41 mm. Diviser les millimètres annuels par le nombre de jours au-dessus du seuil donnerait un ratio descriptif, pas une intensité moyenne mesurée pendant les seuls jours pluvieux : le cumul annuel inclut aussi les petites précipitations inférieures à 1 mm.

Quels sont les mois les plus pluvieux ?

À l’échelle des 22 villes classables, novembre présente la moyenne la plus élevée des villes sélectionnées pour le cumul mensuel, avec 83,34 mm, et pour la fréquence, avec 10,64 jours. Décembre suit de près pour la fréquence avec 10,57 jours, tandis qu’octobre atteint 80,66 mm. Ces moyennes décrivent uniquement les villes de l’échantillon ; elles ne constituent pas des normales européennes.

Le maximum mensuel individuel du jeu de données est observé à Bilbao en novembre avec 177,64 mm. Glasgow atteint ses maxima de fréquence en janvier avec 18,18 jours et de quantité en décembre avec 160,69 mm. Munich se distingue par un pic estival : juin est son mois le plus arrosé avec 120,29 mm.

Mois de maximum pour plusieurs villes représentatives
VilleMois au cumul maximalMaximum mensuel (mm)Mois avec le plus de jours pluvieuxMaximum mensuel (jours)
GlasgowDécembre160,69Janvier18,18
BilbaoNovembre177,64Novembre13,75
MunichJuin120,29Juillet12,70
LondresNovembre93,55Novembre12,86
ParisMai63,03Décembre11,63
MadridOctobre64,26Octobre7,20
RomeNovembre80,18Novembre7,70

Les profils méditerranéens sont plus saisonniers. Madrid atteint son maximum de cumul en octobre, Rome en novembre et Bilbao en novembre. Les villes britanniques retenues conservent des fréquences élevées sur une plus grande partie de l’année, particulièrement en automne et en hiver. Cette lecture décrit les profils observés ; elle ne démontre pas à elle seule leurs causes météorologiques.

Umbrella Paris — Étude climatique

La pluie en Europe, mois par mois.

Sept villes, sept profils climatiques. Comparez leurs précipitations et le nombre moyen de jours pluvieux tout au long de l'année.

Indicateur météorologique
Sélectionner les villes
Précipitations mensuelles · mmNormales 1991–2020
Comparaison climatique mensuelleComparaison mensuelle des précipitations de Glasgow et Paris. Les données sont également consultables dans le tableau détaillé.
Sources : ECA&D et Met Office. Calculs Umbrella Paris pour les séries ECA&D. Jours pluvieux : seuil ≥ 1 mm.
Consulter les données détaillées
Données mensuelles des villes sélectionnées

Les différences entre les cinq pays étudiés

Le tableau suivant calcule la moyenne des seules villes classables sélectionnées dans chaque pays. Il ne mesure pas une normale nationale : l’échantillon est réduit, orienté vers des villes particulières et ne couvre pas uniformément les territoires.

Moyennes des villes étudiées et classables par pays
PaysVilles classablesMoyenne des jours pluvieuxMoyenne des précipitations (mm)Ville la plus fréquenteVille au cumul le plus élevé
France5102,98736,34LilleBordeaux
Allemagne5120,68743,69CologneMunich
Espagne565,91618,23BilbaoBilbao
Italie267,42649,90BologneBologne
Royaume-Uni5153,271 072,22GlasgowGlasgow

Les cinq villes britanniques étudiées affichent la moyenne la plus élevée sur les deux indicateurs : 153,27 jours et 1 072,22 mm. Parmi les cinq villes allemandes, Munich reçoit le cumul le plus élevé, tandis que Cologne compte le plus de jours au-dessus du seuil. En France, Bordeaux domine le cumul et Lille la fréquence.

L’Espagne montre l’un des contrastes internes les plus nets : Bilbao atteint 1 145,73 mm et 123,07 jours, contre 418,41 mm et 58,88 jours à Madrid. L’écart entre ces deux villes du même pays dépasse plusieurs écarts observés entre pays. Pour l’Italie, seules Bologne et Rome sont classables ; toute moyenne doit donc être interprétée avec une prudence particulière.

Paris, Londres et Madrid : où pleut-il le plus ?

Comparaison de cinq capitales étudiées et des stations retenues
VilleStationDistance au centre (km)Jours pluvieux/anPrécipitations/an (mm)
LondresHEATHROW22,45123,54806,06
ParisORLY15,74108,56622,18
BerlinBERLIN-FRIEDRICHSHAIN0,87103,76567,11
MadridMADRID RETIRO2,2558,88418,41
RomeVIGNA DI VALLE30,5857,49523,00

Dans cette comparaison, Heathrow dépasse Orly sur les deux indicateurs : 123,54 contre 108,56 jours par an atteignant 1 mm, soit 14,98 jours de plus (+13,8 % par rapport à Orly). L’écart de cumul est plus marqué : 806,06 contre 622,18 mm, soit 183,88 mm supplémentaires (+29,6 %). La différence relative de quantité est donc plus grande que celle de fréquence. La fréquence des jours dépassant le seuil ne suffit pas à décrire l’écart de précipitations reçues. Ces données ne permettent toutefois pas d’attribuer cet écart à des averses plus intenses ou plus longues : elles ne décrivent ni leur durée ni la distribution quotidienne des quantités.

Madrid-Retiro présente 58,88 jours pluvieux et 418,41 mm par an. Par rapport à cette station, Orly compte 49,68 jours supplémentaires (+84,4 %) et 203,77 mm de plus (+48,7 %). Heathrow compte 64,66 jours supplémentaires (+109,8 %) et 387,65 mm de plus (+92,6 %). L’écart avec Madrid est donc particulièrement net pour la fréquence. Le profil mensuel ajoute une information utile : à Retiro, juillet et août réunissent seulement 19,50 mm et 2,85 jours pluvieux moyens, contre 110,76 mm et 14,70 jours à Orly, et 116,73 mm et 17,79 jours à Heathrow. Cette différence estivale éclaire les totaux annuels ; elle ne décrit pas chaque été particulier.

Les deux autres capitales montrent pourquoi quantité et fréquence doivent rester distinctes. Berlin-Friedrichshain se situe sous Orly sur les deux indicateurs, avec 103,76 jours et 567,11 mm. Vigna di Valle, retenue pour Rome, reçoit 523,00 mm, soit 104,59 mm de plus que Madrid-Retiro, tout en comptant légèrement moins de jours atteignant 1 mm : 57,49 contre 58,88. Un classement par quantité ne se déduit donc pas automatiquement d’un classement par fréquence.

Ces résultats comparent des stations : Heathrow se trouve à 22,45 km du centre retenu de Londres, Orly à 15,74 km de celui de Paris, et Retiro à 2,25 km de celui de Madrid. Friedrichshain et Vigna di Valle sont respectivement à 0,87 km et 30,58 km des centres retenus. Les différences de localisation, d’exposition et d’environnement limitent leur transposition aux centres-villes. Enfin, les valeurs britanniques proviennent de normales publiées par le Met Office, tandis que les autres sont recalculées depuis ECA&D : période et seuil sont communs, mais la chaîne de production diffère. Il s’agit d’une comparaison descriptive des normales 1991–2020, pas d’un test statistique de significativité ni d’une mesure de la réputation pluvieuse des villes.

Comment cette étude a-t-elle été réalisée ?

Période, seuil et calculs

L’étude porte sur la période du 1er janvier 1991 au 31 décembre 2020. Pour les 20 stations issues des séries quotidiennes raccordées (« blended ») ECA&D, un jour est retenu si son code qualité est égal à 0 et sa précipitation RR est positive ou nulle. Les valeurs RR, exprimées en dixièmes de millimètre dans les fichiers d’origine, sont converties en millimètres. Un jour pluvieux est une journée atteignant au moins 1,0 mm, soit RR ≥ 10 dans les fichiers bruts.

Un mois d’une année n’est validé que si tous ses jours calendaires sont valides, y compris le 29 février des années bissextiles. Un seul jour manquant ou invalide entraîne l’exclusion de ce mois pour cette année, sans interpolation ni proratisation. La normale de chaque mois civil est publiée si au moins 24 des 30 mois-années sont complets (80 %). Elle correspond à la moyenne de leurs cumuls mensuels et de leurs nombres de jours atteignant 1 mm. En dessous de ce seuil, les deux indicateurs restent vides.

La validation s’effectue mois par mois : les années retenues peuvent donc différer entre janvier et février. Il n’est pas exigé qu’une année civile soit complète dans son ensemble. Un résultat annuel est publié uniquement lorsque les douze normales mensuelles sont disponibles ; il est obtenu en additionnant ces douze normales, déjà arrondies à deux décimales dans le programme de calcul. Il ne s’agit donc pas d’une moyenne de totaux annuels observés sur un même ensemble d’années complètes. Le pourcentage global de jours valides est fourni à titre descriptif : aucun seuil global supplémentaire n’est appliqué. Ces critères sont ceux du recalcul réalisé pour cette étude, et non une règle générale d’ECA&D.

Les cinq stations britanniques utilisent les normales 1991–2020 publiées par le Met Office. Elles ne sont pas soumises au recalcul ECA&D décrit ci-dessus ; les effectifs d’années et la couverture quotidienne correspondants ne sont pas renseignés dans les fichiers fournis.

Le contrôle des exports porte sur 300 lignes mensuelles, sans doublon ville-mois. Les 22 résultats annuels sont reproduits à 0,01 près par la somme des valeurs mensuelles affichées. À Heathrow, cette somme atteint 806,07 mm contre 806,06 mm dans le résultat annuel source, conservé dans l’article et dans le CSV annuel.

Sélection des villes et choix des stations

Le panel réunit cinq villes par pays. Les fichiers disponibles documentent les stations et la qualité des séries, mais pas la règle ayant conduit au choix précis de ces 25 villes. Il faut donc considérer ce panel comme un échantillon éditorial, et non comme un tirage statistique représentatif de l’Europe. Le classement ne peut pas être extrapolé aux villes absentes, notamment en Europe du Nord, dans les Balkans ou sur les façades atlantiques non couvertes.

Chaque ville est rattachée à une station identifiée dans le fichier source. La distance calculée au centre varie fortement : Berlin-Friedrichshain se trouve à 0,87 km du centre retenu, Madrid-Retiro à 2,25 km, Paris-Orly à 15,74 km, Londres-Heathrow à 22,45 km et Rome-Vigna di Valle à 30,58 km. Ces écarts peuvent introduire des différences locales d’altitude, d’urbanisation ou d’exposition ; les résultats doivent être lus comme ceux des stations représentatives retenues.

Pour les séries ECA&D, les stations candidates sont recherchées dans le même pays, dans un rayon de 100 km autour du centre retenu. Parmi celles disposant de douze normales mensuelles admissibles, la station la plus proche est sélectionnée. Si aucune ne satisfait ces critères, la plus proche est conservée afin de documenter l'absence de données suffisantes. Cette méthode de sélection des stations ne rend toutefois pas notre échantillon de villes statistiquement représentatif de l'Europe.

Sources et comparabilité

Vingt stations utilisent les observations quotidiennes ECA&D. La documentation méthodologique ECA&D et la liste des stations de précipitations permettent de retracer les séries. Glasgow, Manchester, Cardiff, Édimbourg et Londres utilisent des normales officielles du Met Office.

Les normales britanniques sont publiées directement, tandis que les autres valeurs ont été recalculées depuis les données quotidiennes ECA&D. La période et le seuil sont comparables, mais la chaîne de production n’est donc pas strictement identique. Les références nationales présentes dans les fichiers servent de contrôle documentaire et ne sont pas additionnées aux mesures.

Les tableaux détaillés, les stations retenues, les critères de disponibilité et les fichiers réutilisables sont accessibles dans notre dossier de téléchargement présenté plus haut.

Données manquantes et limites

Milan, Naples et Gênes n'ont aucun mois normal disponible selon les critères du jeu de données. Leurs cases annuelles restent vides. Aucune extrapolation, aucun zéro de remplacement et aucun classement n’ont été produits.

Le périmètre se limite à 25 villes dans cinq pays. Il n’inclut pas toutes les villes européennes, ni tous les climats de chaque pays. Une station périphérique peut différer du centre urbain par son altitude, son exposition ou son environnement. Enfin, les normales décrivent une période climatique de trente ans ; elles ne prédisent pas la pluie d’une année ou d’un voyage particulier.

Les données d’origine restent attribuées à ECA&D et au Met Office. Umbrella Paris réalise ici le contrôle, le classement et l’analyse éditoriale. Les conditions de réutilisation doivent être vérifiées auprès de chaque fournisseur ; cette publication ne leur substitue aucune licence.

Questions fréquentes

Quelle est la ville la plus pluvieuse d’Europe ?

Cette étude ne permet pas de désigner une ville pour toute l’Europe. Parmi les 25 villes sélectionnées dans cinq pays, Glasgow arrive en tête des 22 villes classables avec 181,22 jours pluvieux et 1 370,23 mm par an sur la période 1991–2020.

Quelle ville étudiée compte le plus de jours de pluie ?

Glasgow, avec 181,22 jours par an atteignant au moins 1 mm. Manchester suit avec 170,75 jours et Cardiff avec 153,39 jours.

Quelle capitale étudiée reçoit le plus de précipitations ?

Londres, représentée par Heathrow, affiche le cumul le plus élevé des cinq capitales comparées avec 806,06 mm par an. Paris suit avec 622,18 mm.

Pleut-il davantage à Paris ou à Londres ?

Selon les stations retenues, Londres dépasse Paris sur les deux indicateurs : 123,54 jours contre 108,56, et 806,06 mm contre 622,18 mm. La comparaison porte toutefois sur Heathrow et Orly, pas sur les centres exacts des deux villes.

Quelle différence entre jours pluvieux et millimètres de pluie ?

Les jours pluvieux mesurent la fréquence des journées atteignant au moins 1 mm. Les millimètres mesurent la quantité totale reçue. Une ville peut donc être bien classée sur un indicateur et beaucoup moins sur l’autre.

Quel est le mois le plus pluvieux parmi les villes étudiées ?

Cela dépend encore du critère. La valeur mensuelle la plus élevée est celle de Bilbao en novembre avec 177,64 mm. Pour la fréquence, Glasgow atteint 18,18 jours en janvier. En moyenne sur les 22 villes classables, novembre arrive en tête des deux indicateurs.

Ce que ce classement permet de retenir

Parmi les villes étudiées, Glasgow cumule la fréquence et le volume les plus élevés. Mais le classement montre surtout pourquoi une réponse unique au mot « pluvieuse » est insuffisante : Bilbao, Lyon ou Bologne gagnent plusieurs places lorsque l’on regarde les millimètres, tandis qu’Édimbourg, Hambourg ou Lille sont mieux classées par fréquence.

Pour les déplacements quotidiens dans les villes où les journées pluvieuses sont fréquentes, un modèle facile à garder sur soi peut être plus utile qu’un parapluie choisi uniquement pour son diamètre. Le guide sur le choix d’un parapluie et la sélection de parapluies pliants prolongent ce point pratique sans modifier les conclusions météorologiques de l’étude.

Dans les villes où la pluie s'accompagne régulièrement de rafales, la fréquence des précipitations ne suffit pas à déterminer le modèle le plus adapté. Notre guide quel parapluie choisir quand il y a du vent détaille les critères à examiner, notamment l'armature, les baleines et le diamètre. Vous pouvez également consulter notre sélection de parapluies anti-vent.


Étude publiée par Umbrella Paris, rédaction : Capucine Fermond.
Données climatiques : ECA&D et Met Office.
Calculs, contrôles et analyse éditoriale : Umbrella Paris.